Descartes et l’apprentissage des langues | Glossart Languages

Découvrez comment la philosophie de Descartes se relie à l’apprentissage des langues, à la remise en question de nos idées reçues et à la compréhension d’autres points de vue.

Evangelia Perifanou

9/21/202613 min temps de lecture

Si nous avons tous la capacité de raisonner, pourquoi voyons-nous les choses différemment ? Descartes et l’apprentissage des langues | Glossart Languages

Ce que René Descartes peut nous apprendre sur nos suppositions, les autres points de vue et la communication dans une langue étrangère.

Vous dites quelque chose dans une autre langue. La grammaire est correcte. Le vocabulaire convient. Vous pensez avoir exprimé clairement votre idée.

Pourtant, votre interlocuteur réagit d’une manière inattendue.

Votre demande lui a peut-être semblé trop directe. Il a pris votre plaisanterie au sérieux. Votre volonté d’être poli a créé une certaine distance. Ou bien sa réponse brève vous a donné l’impression qu’il ne souhaitait pas poursuivre la conversation.

Que s’est-il passé ?

Connaître les mots nous aide à communiquer, mais comprendre quelqu’un demande aussi de tenir compte du contexte, des attentes et des interprétations. Dans chaque conversation, nous partons de certaines suppositions : ce qui nous semble chaleureux, ce qui constitue une réponse claire et ce que notre interlocuteur veut probablement dire.

Ces expériences soulèvent une question philosophique :

Si nous avons tous la capacité de raisonner, pourquoi interprétons-nous une même situation différemment ?

René Descartes, philosophe du XVIIᵉ siècle connu pour la formule « Je pense, donc je suis », offre un point de départ intéressant. Ses réflexions sur la raison, le doute et la méthode peuvent nous aider à examiner notre manière d’aborder les langues et les formes de communication qui nous sont moins familières.

Les liens présentés ici sont des applications pédagogiques contemporaines de sa philosophie. Descartes n’élaborait pas une méthode d’apprentissage des langues, mais certaines de ses questions restent précieuses en classe.

1. Nous partageons la capacité de raisonner, mais suivons des chemins différents

Au début du Discours de la méthode, Descartes associe la diversité de nos opinions aux différentes voies que suivent nos pensées et aux différents éléments auxquels nous prêtons attention. Il souligne également l’importance de bien conduire notre raison. Descartes, Discours de la méthode, première partie

Cette idée peut nous aider à comprendre la communication.

Imaginons deux élèves qui assistent au même cours de langue.

Le premier repart en pensant :

« J’ai fait cinq fautes de grammaire. Le cours était difficile. »

Le second pense :

« J’ai réussi à expliquer mon opinion pour la première fois. J’ai fait des progrès. »

Tous deux ont remarqué quelque chose de réel. Leur appréciation diffère parce qu’ils se sont concentrés sur des aspects différents de leur expérience.

Un enseignant peut les aider à réunir ces deux perspectives. La précision compte, tout comme la capacité croissante à communiquer. Un cours peut révéler des erreurs et montrer des progrès en même temps.

Il en va de même dans une conversation. Une personne peut se concentrer sur les mots exacts qui ont été prononcés. Une autre retiendra surtout le ton. Une troisième accordera une importance particulière à la qualité de l’écoute.

Avant de conclure que quelqu’un a tout mal compris, il peut être utile de se demander à quoi cette personne prêtait attention.

2. Notre langue maternelle peut devenir une référence invisible

Lorsque nous utilisons une langue depuis des années, beaucoup de ses structures nous semblent évidentes.

Nous savons poser une question sans analyser sa construction. Nous reconnaissons immédiatement les expressions familières. Souvent, nous sentons qu’une phrase est naturelle sans pouvoir expliquer pourquoi.

Puis nous découvrons une autre langue.

Soudain, nous nous demandons :

« Pourquoi l’adjectif se place-t-il ici ? »

« Pourquoi faut-il cette préposition ? »

« Pourquoi ne puis-je pas traduire cette expression mot à mot ? »

Ces questions sont légitimes. La difficulté apparaît lorsque nous considérons les structures de notre première langue comme des règles universelles.

Par exemple :

  • Anglais : I am hungry.

  • Espagnol : Tengo hambre.

  • Français : J’ai faim.

L’anglais exprime cet état avec le verbe be. L’espagnol et le français utilisent des constructions avec tener et avoir.

Un élève qui traduit mot à mot pourrait dire « I have hunger » en anglais. Son erreur est compréhensible : il applique une structure familière dans une nouvelle langue.

Il en va de même pour l’âge :

  • Anglais : I am twenty years old.

  • Espagnol : Tengo veinte años.

  • Français : J’ai vingt ans.

Ces différences ne prouvent pas que les locuteurs vivent la faim ou l’âge de manière différente. Elles montrent que les langues peuvent organiser des significations semblables au moyen de structures grammaticales différentes.

Une question utile serait :

« Quelle structure cette langue utilise-t-elle dans ce cas ? »

Cette question permet à l’élève d’avancer.

3. Le doute cartésien : examiner une supposition avant de lui faire confiance

Descartes utilise le doute méthodique pour chercher quelles croyances peuvent constituer des fondements solides pour la connaissance. Son doute fait partie d’une recherche de certitude ; il ne s’agit pas de rester indéfiniment dans l’incertitude. Discours de la méthode, quatrième partie

Dans l’apprentissage des langues, une forme plus limitée et pratique de ce questionnement peut nous aider à reconnaître nos suppositions.

Imaginons qu’un élève dise :

« En anglais, actually veut dire actuellement. »

Les mots se ressemblent, donc la conclusion paraît convaincante. Pourtant, actually signifie généralement « en fait » ou « en réalité », tandis que « actuellement » se traduit par currently.

L’étape suivante consiste à examiner le fondement de cette idée :

« Ai-je vérifié comment ce mot s’emploie, ou est-ce que je me fie uniquement à sa ressemblance avec un mot français ? »

D’autres exemples existent :

  • En anglais, embarrassed signifie « gêné » ou « embarrassé », tandis qu’en espagnol embarazada signifie « enceinte ».

  • En anglais, parents signifie « père et mère », tandis qu’en portugais parentes signifie « membres de la famille ».

  • En anglais, library signifie « bibliothèque », tandis qu’en espagnol librería signifie « librairie ».

Une ressemblance nous donne une piste à explorer. Elle ne garantit pas que deux mots aient le même sens.

L’élève qui prend l’habitude de vérifier peut gagner en précision sans avoir peur de parler. Il peut formuler une hypothèse raisonnable, utiliser un mot et rester prêt à corriger ce qu’il avait compris.

4. « Je l’ai entendu » ne signifie pas toujours « Je l’ai compris »

La remise en question de la certitude des sens chez Descartes offre une analogie utile pour la compréhension orale : une impression immédiate peut nécessiter un examen plus attentif.

Un élève entend une phrase et affirme :

« Je suis sûr qu’il a dit can. »

Mais le locuteur a peut-être dit can’t, avec un son final difficile à distinguer pour cet élève.

Ou bien l’élève entend :

« What do you want to do? »
« Qu’est-ce que tu veux faire ? »

Dans une conversation fluide, cette phrase peut sembler très différente des mots prononcés lentement et séparément lors d’un premier cours.

Sa première réaction pourrait être :

« Ils ne parlent pas clairement. »

Parfois, l’enregistrement est effectivement peu clair. Dans d’autres cas, l’élève a besoin de s’habituer à la manière dont les mots familiers sonnent lorsqu’ils sont prononcés à la suite.

Une réponse pratique consiste à examiner la difficulté :

  • Réécouter.

  • Consulter la transcription.

  • Repérer les sons qui ont posé problème.

  • Comparer une prononciation lente et une prononciation naturelle.

  • S’entraîner à reconnaître la phrase en contexte.

Il s’agit ici d’une analogie, et non d’une explication scientifique tirée de Descartes. Le point commun est l’habitude d’examiner une première impression avant de la tenir pour certaine.

5. Diviser la difficulté : transformer un problème vague en tâche précise

L’un des principes de la méthode de Descartes consiste à diviser les difficultés en parties plus petites. Il recommande également de progresser avec ordre et de procéder à des vérifications complètes. Discours de la méthode, deuxième partie

Cette approche est particulièrement utile lorsque les élèves portent des jugements très généraux sur leurs capacités :

« Je ne sais pas parler espagnol. »

« Je suis nul en prononciation. »

« Je ne comprends jamais les personnes dont c’est la langue maternelle. »

Ces phrases expriment une frustration, mais elles ne précisent pas ce qu’il faut travailler.

« Je ne sais pas parler espagnol » peut vouloir dire :

  • Il me manque du vocabulaire sur ce sujet.

  • Je connais les mots, mais je n’arrive pas à les retrouver rapidement.

  • J’ai du mal à poser des questions.

  • Je confonds les terminaisons des verbes.

  • Je suis nerveux quand quelqu’un attend ma réponse.

Chaque difficulté demande une réponse différente.

Un élève à qui il manque le vocabulaire du restaurant pourrait s’exercer avec un court dialogue pour commander un repas. Celui qui a du mal à poser des questions pourrait travailler quelques structures réutilisables. Celui qui se sent nerveux pourrait commencer par des réponses préparées avant de passer progressivement à des échanges spontanés.

La prononciation peut aussi être abordée par étapes. Au lieu de vouloir « corriger son accent » dans son ensemble, un élève peut travailler un son, l’accentuation des mots ou le rythme d’une phrase particulière.

Décrire précisément la difficulté permet de s’exercer de manière plus utile.

6. Construire la compréhension dans un ordre adapté à l’élève

L’importance que Descartes accorde à une méthode ordonnée suggère un autre lien pédagogique : réfléchir à ce qu’un élève doit comprendre avant de lui proposer une tâche plus exigeante.

Imaginons un élève qui se prépare à raconter des vacances passées en espagnol.

Avant de lui demander un long récit, l’enseignant pourrait l’aider à pratiquer :

Fui a Valencia.
« Je suis allé à Valence. »

Viajé con mi familia.
« J’ai voyagé avec ma famille. »

Visitamos el centro histórico.
« Nous avons visité le centre historique. »

Lo que más me gustó fue la comida.
« Ce que j’ai préféré, c’est la cuisine. »

Ces phrases peuvent devenir le point de départ d’un court récit. Ensuite, l’enseignant peut introduire des descriptions, des explications et des questions qui prolongent la conversation.

Une approche ordonnée ne signifie pas que tous les élèves doivent suivre exactement le même parcours. Leurs connaissances et leurs objectifs comptent. L’essentiel est de proposer une prochaine étape qu’ils puissent réellement travailler.

Pour un élève avancé, cette étape pourrait consister à expliquer un désaccord. Pour un débutant, elle pourrait être de demander à son interlocuteur de répéter.

Dans les deux cas, l’élève pratique quelque chose d’immédiatement utile.

7. Comprendre clairement une règle ne signifie pas savoir l’utiliser avec aisance

Descartes accorde de l’importance à la clarté du jugement. Dans un cours de langue, la clarté peut aider un élève à comprendre ce qu’exprime une structure et quand l’utiliser.

Mais l’apprentissage des langues révèle aussi une limite pratique : savoir expliquer une règle ne garantit pas que nous saurons l’appliquer facilement pendant une conversation.

Un élève peut expliquer correctement la différence entre :

« I work from home. »
« Je travaille à domicile. »

Et :

« I’m working from home this week. »
« Cette semaine, je travaille à domicile. »

Pourtant, à l’oral, il peut encore choisir la mauvaise forme.

Il essaie de trouver ses mots, de les prononcer, de suivre la conversation et d’exprimer sa pensée en même temps.

Cela nous invite à distinguer plusieurs étapes de l’apprentissage.

Comprendre la structure aide l’élève à reconnaître la différence. La pratique guidée lui permet de s’exercer consciemment. La conversation lui donne l’occasion d’utiliser cette structure tout en prêtant attention à une autre personne.

Le lien philosophique concerne la valeur d’une compréhension attentive. Son application pédagogique consiste à reconnaître que cette compréhension doit aussi être mise en pratique.

8. « Je pense, donc je suis » et les limites de nos déductions

Le célèbre point de départ de Descartes concerne la certitude de son existence en tant qu’être pensant : même douter implique de penser. Discours de la méthode, quatrième partie

Cet argument ne signifie pas que toutes nos pensées ou interprétations sont justes.

Cette distinction est utile lorsque nous communiquons avec les autres.

Nous pouvons reconnaître que nous sommes en train d’interpréter quelque chose sans supposer que notre interprétation décrit fidèlement l’intention de l’autre personne.

Par exemple :

Observation : « Elle a répondu en une seule phrase. »

Interprétation : « Elle est fâchée contre moi. »

Autres possibilités : Elle était occupée, elle pensait que la question appelait une réponse courte ou elle préfère les messages concis.

Notre interprétation pourrait être juste. Mais une réponse brève, à elle seule, ne permet pas de trancher.

Dans une autre langue, l’incertitude peut être plus grande, car nous connaissons moins bien les expressions et les habitudes de conversation.

Demander une précision peut aider :

« Est-ce que c’est un bon moment pour parler ? »

« Tu disais cela comme une suggestion ? »

« Je ne suis pas sûr d’avoir compris ton intention. Pourrais-tu m’expliquer ? »

Ces questions nous permettent de vérifier ce que nous avons déduit.

9. Découvrir d’autres coutumes peut nous aider à examiner les nôtres

Descartes observe que la connaissance des coutumes d’autres peuples peut nous aider à juger les nôtres avec davantage de recul et à éviter de considérer une pratique inconnue comme déraisonnable simplement parce qu’elle diffère de nos habitudes. Discours de la méthode, première partie

L’apprentissage des langues nous met en contact avec différentes manières de saluer, de demander quelque chose, de présenter des excuses ou d’exprimer un désaccord.

Prenons ces exemples :

« Close the window, please. »
« Ferme la fenêtre, s’il te plaît. »

« Could you close the window? »
« Pourrais-tu fermer la fenêtre ? »

« Would you mind closing the window? »
« Cela te dérangerait-il de fermer la fenêtre ? »

Ces trois phrases peuvent remplir la même fonction. Leur effet dépend du ton, de la relation entre les personnes et du contexte.

La première pourrait être tout à fait naturelle entre membres d’une famille. La troisième pourrait convenir à un échange plus formel. Mais aucune formule ne garantit la politesse dans toutes les situations : un ton exagéré peut rendre sarcastique une question apparemment courtoise.

Les élèves gagnent à examiner des situations complètes plutôt qu’à mémoriser uniquement des étiquettes comme « poli » et « impoli ».

Qui parle ? Quelle est la relation entre les deux personnes ? Que s’est-il passé juste avant la demande ?

Les connaissances culturelles peuvent nous aider à répondre à ces questions, mais elles ne doivent pas devenir des règles rigides sur toutes les personnes qui parlent une langue. Chaque communauté comprend des individus différents.

10. Exprimer un désaccord est aussi une compétence linguistique

Lorsque deux personnes voient les choses différemment, converser demande plus que d’avoir une opinion fondée. Il faut aussi savoir présenter ses raisons, reconnaître une autre perspective et poser des questions.

Comparons :

« Tu as tort. »

Et :

« Je comprends ton point de vue, mais je vois la situation autrement. »

La seconde formulation permet d’expliquer sa position tout en laissant la conversation ouverte.

D’autres expressions utiles sont :

« Qu’est-ce qui te fait penser cela ? »

« Pourrais-tu me donner un exemple ? »

« Je suis d’accord avec ce point, même si j’ai des doutes concernant… »

« Sommes-nous en désaccord sur les faits ou sur ce qui compte le plus pour nous ? »

Cette dernière question peut être particulièrement révélatrice.

Deux personnes peuvent s’accorder sur le fait qu’un emploi offre un meilleur salaire, mais ne pas être d’accord sur l’intérêt de l’accepter. L’une donne la priorité aux revenus ; l’autre, au temps passé avec sa famille.

Elles ont peut-être besoin de davantage d’informations sur le poste. Elles peuvent aussi avoir besoin d’expliquer leurs valeurs.

Apprendre à distinguer ces types de désaccord permet aux élèves d’avoir des conversations plus riches dans la langue qu’ils étudient.

11. Rester ouvert n’empêche pas de corriger une erreur

Questionner nos suppositions ne signifie pas accepter toutes les réponses.

Un mot peut avoir été mal traduit. Une forme grammaticale peut ne pas correspondre au sens recherché. Une interprétation peut contredire ce que quelqu’un a dit explicitement.

Nous pouvons examiner ces points à l’aide d’exemples, de sources fiables et de demandes de clarification.

Imaginons qu’un élève écrive :

« I am living here since 2020. »

S’il veut dire qu’il s’est installé dans cet endroit en 2020 et qu’il y vit toujours, l’anglais standard emploierait généralement :

« I have lived here since 2020. »

Ou :

« I have been living here since 2020. »

Dans ce contexte, ces deux phrases peuvent se traduire par :

« J’habite ici depuis 2020. »

L’enseignant peut expliquer le lien entre un point de départ situé dans le passé et une situation qui continue dans le présent.

Comprendre pourquoi l’élève a choisi sa première formulation rend la correction plus utile. Cela permet de répondre à la confusion qui se trouve derrière l’erreur.

L’ouverture d’esprit et la précision peuvent aller de pair.

12. Examiner la croyance « Je suis nul en langues »

Certaines des suppositions les plus influentes dans l’apprentissage concernent l’image que l’élève a de lui-même.

« Les langues, ce n’est pas pour moi. »

« J’oublie toujours tout. »

« Je ne réussirai jamais à tenir une conversation. »

Ces affirmations peuvent naître d’expériences décevantes, mais elles vont souvent plus loin que ce que les faits permettent de conclure.

Une description plus précise pourrait être :

« J’ai du mal à retenir le nouveau vocabulaire quand je ne le lis qu’une fois. »

« Les conversations spontanées me semblent difficiles. »

« Je comprends davantage que ce que je suis capable de dire pour l’instant. »

Chaque phrase décrit une expérience particulière sur laquelle il est possible de travailler.

Un élève qui comprend un texte, mais qui a du mal à parler, possède déjà certaines compétences dans cette langue. La question suivante est de savoir comment exercer celles qui restent difficiles.

Le lien avec Descartes réside dans l’habitude d’examiner une croyance au lieu de l’accepter simplement parce qu’elle nous est devenue familière.

Cette habitude peut rendre l’évaluation de nos capacités plus juste et plus utile.

Apprendre les langues avec raison, curiosité et pratique

Chez Glossart Languages, ces rapprochements philosophiques offrent une manière réfléchie d’aborder les cours.

Nous pouvons examiner les structures que les élèves transfèrent depuis leur première langue. Nous pouvons diviser les difficultés en tâches précises. Nous pouvons explorer la différence entre les mots prononcés par quelqu’un et l’interprétation que nous en faisons.

Surtout, nous pouvons considérer les questions comme une partie essentielle de l’apprentissage.

« Pourquoi l’exprime-t-on ainsi ? »

« Dans quelle situation utiliserait-on cette phrase ? »

« Qu’ai-je supposé ? »

« Comment puis-je exprimer mon idée plus clairement ? »

Une nouvelle langue nous donne de nombreuses occasions de poser ces questions. Chacune peut nous apprendre quelque chose sur la langue, sur la situation ou sur nos propres attentes.

La recherche d’un jugement attentif chez Descartes nous rappelle qu’il est utile d’examiner ce que nous pensons savoir. L’apprentissage des langues nous donne l’occasion de mettre cette réflexion en pratique avec d’autres personnes.

La prochaine fois qu’une expression vous semblera étrange, ou que quelqu’un réagira autrement que prévu, prenez un instant avant de conclure.

Qu’avez-vous réellement compris, et que pourriez-vous encore demander ?

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